MILET :
De Milet, cité d'Asie mineure, partit le premier mouvement scientifique avec dans ses rangs Thales, Anaximandre et Anaximène. Ils avaient en commun de s'opposer à l'ancienne cosmogonie d'Hésiode qui prônait un monde crée par des dieux à figure humaine.
Leur sens du sacré les incita à rejeter ces anthropomorphismes pour aller chercher plutôt le principe divin dans la nature. Pour Thales, Dieu est eau, pour Anaximène, Dieu est air, et pour Anaximandre, Il est l'indéfini. Pour un quatrième, Démocrite, né au milieu du Vème siècle av JC, l'univers est rempli d'atomes, et les chocs fortuits entre ces atomes au hasard de leurs courses auraient créé les mondes et l'homme.
Plus tard, dans l'Ouest à Athènes, Socrate et son disciple Platon, formés par les scientifiques de Milet, ont été à l'origine de la philosophie Grecque.
Pour mieux faire prendre conscience du monde dans lequel évoluait l'homme, Socrate utilisa l'allégorie de la caverne. Selon lui, l'homme commun est semblable au prisonnier d'une grotte, enchainé à sa condition misérable et au visage perpetuellement tourné vers le fond. Il voit défiler sur la paroi les ombres d'objets promenés dans son dos à la lueur d'un feu et s'imagine que c'est le réel. Pourtant, il ne s'agit que d'illusions.
Si on libère ce prisonnier et le contraint à se retourner, à voir les objets qui dessinent ces silhouettes et le feu qui les anime d'un semblant de mouvement, il sera effrayé. Si ensuite on l'entraine jusqu'à l'entrée de la caverne pour qu'il voie la vraie lumière, il souffrira et en sera ébloui. Et pourtant, s'il poursuit son chemin, il parviendra à regarder en face ce soleil, source bien réelle de toutes les lumières. Pour Socrate, ce prisonnier c'est le philiosophe. Et lorsqu'il retournera dans la caverne, aucun de ceux qui s'y trouvent ne voudra le croire, et le pire des sorts l'attendra de la part de ceux qu'il souhaitait délivrer du mensonge et des illusions.
Accusé d'impiété et de corrompre la jeunesse, Socrate, en 399 av JC fut condamné à ingurgiter la cigüe, un poison violent.
Ce philosophe dont on ne sait presque rien n'exerçait aucun métier, parcourait les rue d'Athènes vêtu pauvrement et parlait avec tous, poussant chacun à dépasser les "vérités" du sens commun pour accéder au vrai savoir.
Voici quelques brefs "morceaux choisis" de son enseignement:
2/° Ceux qui désirent le moins de choses sont les plus près des Dieux
3/° Les gens qu'on interroge, pourvu qu'on les interroge bien, trouvent d'eux-mêmes les bonnes réponses
4/° Il n'y a point de travail honteux
5/° Le bonheur, c'est le plaisir sans remord
6/° Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien
7/° Dans tous les cas, marriez vous. Si vous tombez sur une bonne épouse vous serez heureux; si vous tombez sur une mauvaise, vous deviendrez philosophe, ce qui est excellent pour l'homme
8/° Connais-toi toi-même
(Voltaire)
