DE LA PRISON A LA REVOLTE - Livrozet

DE LA PRISON A LA REVOLTE - Livrozet
(...) Il n'a donc jamais eu d'argent ce cher commissaire? Eh non! Il se contente d'être le chien de garde de ceux qui en ont. Vous les avez bien dressés lui et tous les autres. Ca vous a demandé plusieurs siècles, mais quel résultat! Les misérables (flics d'un côté, insurgés de l'autre) se bouffent entre eux, tandis que vous comptez les coups et surtout les sous que cette situation vous rapporte. (...)
(...) Pareils à la plupart des gens, ils ont perdu le respect de la vraie justice et de la morale sociale. Deux mille ans de truandages, de mise en coupe réglée, de mensonges, d'abus de toutes sortes leur ont fait perdre l'espoir d'une société où la précarisation cesserait d'être une institution nationnale. Toujours semblables à la majorité, ils refusent de sacrifier leur relatif bonheur immédiat à une lutte généreuse pour une transformation globale du système; car ils estiment le résultat de ce combat problématique. (...)
(...) Et c'est d'ailleurs de cette différence entre adultes blazés et jeunes passionnés que nait la majorité de ces trop fameux conflits de générations, présentés comme inéluctables et mis le plus souvent sur le dos d'une jeunesse irrespectueuse, révoltée et dépourvue de ce sens de la mesure qui fait les bonnes sociétés de citoyens soumis et que, bien entendu, les anciens possèdent à revendre. (...)
(...) Je ne crois pas aux pauvres ni aux riches. Je pense que toutes les couches sociales possèdent leur pourcentage d'hommes de volonté, généreux et désintéressés, et que c'est avec eux qu'il faudra compter pour qu'une révolution éventuelle ait quelques chances de déboucher sur une société où les hierarchies économiques et politiques cesseraient d'être fondées sur la force, le profit, et l'interêt, pour devenir enfin le fruit de la libre association de chacun. Car je doute de la valeur d'une espèce de bonheur imposé par le haut, ce haut fut-il un gouvernement élu par le peuple apparement souverain. (...)
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# Posté le samedi 21 janvier 2006 08:23

Modifié le mercredi 15 février 2006 10:25

LA MACHINE A PENSER

LA MACHINE A PENSER



Elle est en chacun de nous dès la naissance, plus connue sous le nom de "cerveau". La mienne a tendance à fonctionner à haut régime. Je ne m'en plains pas car à vouloir penser à tout, je suis facilement devenu curieux. Il y a énormément de chose à apprendre sur notre environnement, notre passé et plus on se pose de questions, plus on découvre.
Là où cette machine m'encombre un peu, c'est quand je pense aux proches, à moi, à nous tous. Plus on se pose de questions sur nos comportements, plus on continue de s'en poser...c'est un cycle beaucoup moins évolutif, ce qu'on a appris une fois peut ne servir à rien la fois d'après...
C'est malheureusement impossible de changer notre machine pour une autre, on doit faire avec celle qu'on a... Alors voilà, comme la mienne tourne beaucoup, je pensais la soulager en partageant mes questions et mes réponses.
C'est un blog en perpetuelle "construction", à l'image de ma "machine". Si ça peut aussi vous faire penser, où ne plus avoir à penser à quelque chose grâce à un article, c'est la preuve que notre machine sert à quelque chose. Mais à quoi en définitive...?!

21/01/2006
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# Posté le samedi 21 janvier 2006 11:26

Modifié le samedi 07 juillet 2007 06:31

ENCYCLOPEDIE DU SAVOIR RELATIF ET ABSOLU

ENCYCLOPEDIE DU SAVOIR RELATIF ET ABSOLU
USURE DU CERVEAU :

Un neuropsychologue américain, le professeur Rosenzweig de l'université de Berkeley, a voulu connaître l'action du milieu sur nos capacités cérébrales. Il a pour cela utilisé des hamsters issus de mêmes parents, sevrés le même jour, nourris de la même manière et les a installés dans trois cages.
La première était vaste, remplie d'objets hétéroclites avec lesquels ils pouvaient jouer et faire du sport grâce à toutes sortes d'ustensiles: roues, grillages, échelles, balançoires. Les hamsters y étaient plus nombreux, se battaient pour accéder aux objets, jouaient.
La seconde était une cage moyenne, vide, mais avec de la nourriture distribuée à volonté. Les hamsters y étaient moins nombreux et n'ayant pas d'enjeux, pouvaient se reposer tranquillement.
La troisième était une cage étroite dans laquelle il n'y avait qu'un seul hamster. Il était nourri normalement mais il ne pouvait qu'entr'apercevoir à travers une ouverture dans le grillage le spectacle des autres hamsters dans leur cage. Un peu comme s'il regardait la télévision.
Au bout d'un mois, on sortit les hamsters pour faire le point sur l'influence du milieu sur leur intelligence. Les hamsters de la première cage, pleine de jouets, étaient de loin plus rapides que les autres dans les tests de labyrinthe ou de reconnaissance d'image.
On a ouvert leur crâne. Le cortex des hamsters de la première cage était plus lourd de 6% par rapport à ceux de la deuxième et davantage encore par rapport à celui de la troisième cage. Au microscope, on pouvait s'apercevoir que ce n'était pas le nombre de leurs cellules nerveuses qui avait augmenté mais plutôt la taille de chaque neurone qui s'était allongée d'à peu près 13%. Leur réseau nerveux était plus complexe. En outre, ils dormaient mieux.
Peut-être que si le cinéma populaire est souvent celui qui a montré des héros confrontés à des situations de plus en plus complexes, dans des décors de plus en plus grandioses donc plus riches, ce n'est pas un hasard. Le rêve de l'homme est de se retrouver dans un univers d'épreuves à surmonter. Le héros qui "agit" est un héros qui complexifie son cerveau. Les héros qui ne font que parler à table n'ont pas cette valeur exemplaire.
Il faut surtout bien déduire de cette expérience que le cerveau ne s'use qui si l'on ne s'en sert pas.
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# Posté le dimanche 22 janvier 2006 15:11

Modifié le dimanche 05 février 2006 15:54

SUBLIMINABLE - Lofofora

SUBLIMINABLE - Lofofora
Il s'agit de s'agiter intelligemment devant le pire, d'investir l'avenir coûte que coûte, réagir quoi qu'il en coûte, ne pas finir avec le sentiment que le temps présent n'était qu'un mauvais moment à passer, ne plus y penser et puis se lasser, agacés de tout perdre. Le goût de tout ce qui avant, quand tu étais enfant, te donnait l'envie de devenir grand, peut-être même géant. L'avenir appartient à tous ceux qui le prennent, l'avenir appartient à qui? Ecarte un peu les portes et qu'importe si quelqu'un t'en empêche, réplique à la manière forte, qui s'y frotte s'y pique, question de pratique réciproque, alors écarte un peu les portes et qu'importe, l'avenir appartient à ceux qui prennent la peine de ne pas succomber au chant des sirènes, de ne pas tomber du haut des falaises hautaines.

Rappelles-toi une seconde, tu voulais être le maître du monde, mais aujourd'hui tu n'es plus même le maître de toi-même. Dis qui t'as repris le désir d'assouvir l'envie de grandir ou de quitter le rail, quel est l'épouventail? Qui au fil des années a su colmater la faille, l'entaille naturelle? Par là entrait le soleil et l'espoir de voir l'histoire tourner en ta faveur, de goûter la saveur de la vie dans un monde meilleur. Tous sublimes! Tous minables, tous égaux! Dès l'instant où s'effacent les promesses d'allégresse, arrière toute! On se confint dans le doute de soi, ma foi, je ne vois là rien de bon qui s'annonce de cette façon. A l'évidence on renonce à la vie des sens, essence de l'existence. Et si jamais tu penses que la défonce compense, alors tu n'opposera plus aucune résistance car sache qu'on ne peut cumuler vigilance et dépendance.
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# Posté le dimanche 22 janvier 2006 15:14

Modifié le mercredi 15 février 2006 10:30

UN SOIR D'ETE

UN SOIR D'ETE
Le vent est déchainé, la mer agitée
Une fois les cieux dégagés, le soleil commence à se coucher
Nous cherchons toujours la magnificience dans les sentiments
Alors qu'elle nous cotoie, là, juste devant

A la nuit tombée, une fois l'océan calmé
Le ciel commence magiquement à s'illuminer
Des millions d'étoiles brillent là-haut
Toutes fidèlement reflétées sur l'eau
Quel spectacle peut se targuer d'être plus beau
La nature et l'univers offrant le fruit de leur cohabitation
Tout ce que nous voyions était faux
La beauté de ce paysage surpasse toutes nos palpitations

L'horizon a disparu, mer et nuit se sont fondues
Plus de limite, de frontière, dans ce monde partent nos prières
Les étoiles scintillent de mille feux
L'eau qui a donné la vie rejoint les cieux
Les étoiles se reflètent sur la mer si belle
l'esprit s'y égare, la nature nous appelle
A nous fondre au paysage, ne faire qu'un avec l'infini
L'inconnu, sage, celui qui amena la vie

Tout le monde rêve de cette vue splendide
Tout le monde éprouve du plaisir à faire le vide
Ici, ce spectacle empêche l'homme qui le regarde
A ne pas s'y perdre, à prendre le large
Vers une dimension si belle
Que ces astres qui nous appellent

28/07/1997
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# Posté le lundi 23 janvier 2006 12:00

Modifié le lundi 23 janvier 2006 15:50