UNE PENSEE

UNE PENSEE
Je rends hommage à une personne qui hélas n'est plus parmis nous pour pouvoir l'entendre :
Anne-Marie. Ta vie s'est arrêtée brutalement, c'est la souffrance qui t'a fait partir. Tu as du connaitre une vraie paix intérieure avant de succomber et je ne pourrais jamais t'en vouloir pour le choix que tu as fais. J'étais trop petit pour comprendre, trop protégé pour savoir, mais j'ai grandi et j'ai su. Je regrette seulement de ne pas avoir gardé dans ma tête plus de souvenirs de toi. Je n'ai pas pu pleurer ce jour là, et je n'y arrive presque plus depuis...Je ne sais pas si j'ai fait mon deuil... Si je suis le seul à me comprendre ça ne me surprend pas et personne ne peut se mettre à ma place. Mes paroles sont sincères et mon amour ne te quitte pas, où que tu sois. C'est ma prière pour toi...
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# Posté le vendredi 20 janvier 2006 04:50

Modifié le samedi 07 juillet 2007 06:30

L'ORIGINE DE L'INEGALITE (...) - Rousseau

L'ORIGINE DE L'INEGALITE (...) - Rousseau
(...) Et comment cela pourrait-il etre si nous donnons plus de maux que la médecine ne peut nous fournir de remèdes? L'extrême inégalité dans la manière de vivre, l'excès d'oisiveté dans les uns, l'excès de travail dans les autres, la facilité d'irriter et de satisfaire nos appétits et notre sensualité, les aliments trop recherchés des riches qui (...) les accablent d'indigestions, la mauvaise nourriture des pauvres, dont ils manquent même le plus souvent (...) les veilles, les excès de toutes espèces, les transports immodérés de toutes les passions, les épuisements d'esprit, les chagrins et les peines sans nombre qu'on éprouve dans tous les états, et dont les âmes sont perpetuellement rongées.

Voilà les funestes garants que la plupart de nos maux sont notre propre oeuvrage, et que nous les aurions presque tous évités, en conservant la manière de vivre simple, uniforme et solitaire qui nous était prescrite par la nature (...) . J'ose presque assurer que l'état de reflexion est un état contre-nature, et que l'homme qui médite est un animal dépravé (...).

Il en est ainsi de l'homme même : en devenant sociable et esclave, il devient faible, craintif, rampant, et sa manière de vivre molle (...) achève à la fois d'énerver sa force et son courage. (...)

La nature commande à tout animal, et la bête obéit. L'homme éprouve la même impression, mais il se reconnait libre d'acquiescer ou de résister, et c'est surtout dans la conscience de cette liberté que se montre la spiritualité de son âme : (...) on ne trouve que des actes spirituels dont on n'explique rien par les lois de la mécanique (NDA : la physique).
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# Posté le vendredi 20 janvier 2006 04:53

Modifié le samedi 07 juillet 2007 06:30

PROBLEME DE SOCIETE

PROBLEME DE SOCIETE
Ca fait un moment que tout est organisé. Ils font tourner sans cesse le savoir et les entités au sein de leur communauté sans cesser d'imposer, d'arrêter les reflexions dispersées, autrement pensées. Surs de leur identité, puissants de leur passé, passés au rang de privilégiés, aussi sur que la force déplace des montagnes, le savoir s'expatrie des bagnes. Dans l'île aux esclaves modernes, l'île de nos ancêtres révolutionnaires, torturés, les banques de données indispensables à l'homogénéité de notre humano-techno-cité, sont bloqués dans les caves des mégalos assoiffés, pas d'eau, mais de bons gros paquets d'outils, de culture, de richesses, de clefs pour ouvrir les portes très fermées de l'aisance, de la prospérité. Il y a au moins une majorité d'êtres sans bien, de recoins malsains, mais pas de coup de main. Le tissu social déplié comme une toile longuement pensée accroche et retient prisonnier les curieux de vérité, d'identité. Les bas-fonds recèlent au fonds des interdits de plafond. Immobilisés au sol, recevant l'obole de ce que les grands laissent tomber de leurs bagnoles. Ceux qui volent, qui s'élèvent au-dessus de la toile lâchent au vol des miettes de leur bol : la chance d'être lu, de voir ses grandes recherches royalement payées. Plus radins, les vieux malsains, plus mûrs et plus hautains, savent et peuvent intervenir sur le chantier humain des esclaves qui s'enlisent à leur destin, construisant cette toile collante, jeu malsain quand les ouvriers lèvent le pong. Mais en tout bien tout honneur, les faibles se sentent bien dans l'assurance d'un avenir certain, presque tracé à la main, de soi-même, ou d'un autre. Les promesses et la complexité de cette toile nous plaque. avec soin, à croire que la majorité dominée de l'être humain préfère sauter que de tenter, non en vain c'est certain, de voler plus bas, mais de voler pour vivre plus justement, sans l'aide incertaine des malins qui simplifient et schématisent des actionset batissent des civilisations de matière sans lendemain.

11/03/2000
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# Posté le vendredi 20 janvier 2006 05:13

Modifié le vendredi 20 janvier 2006 05:55

ENCYCLOPEDIE DU SAVOIR RELATIF ET ABSOLU

ENCYCLOPEDIE DU SAVOIR RELATIF ET ABSOLU
RECETTE DU CORPS HUMAIN :

Vous n'êtes pas simplement un nom et un prénom, dotés d'une histoire sociale. Voici votre véritable composition.
Vous êtes 71% d'eau claire, 18% de carbone, 4% d'azote, 2% de calcium, 2% de phosphore, 1% de potassium, 0, 5%de soufre, 0, 5% de sodium, 0, 4% de chlore. Plus une bonne cuillerée à soupe d'oligo-éléments divers: magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, brome, fluor, silicium. Plus encore une petite pincée de cobalt, aluminium, molybdène, vanadium, plomb, étain, titane, bore.
Voilà la recette de votre existence.
Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles et on peut les trouver ailleurs que dans votre propre corps. Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans. Votre phosphore vous rend solidaire des allumettes. Votre chlore est identique à celui qui sert à désinfecter les piscines.
Mais vous n'êtes pas que cela.
Vous êtes une cathédrale chimique, un faramineux jeu de construction avec ses dosages, ses équilibres, ses mécanismes d'une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-mêmes constituées d'atomes, de particules, de quarks, de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles, électroniques, d'une subtilité qui vous dépasse.
Rien de ce qui vous entoure dans le temps et dans l'espace n'est inutile. Vous n'êtes pas inutile. Votre vie éphémère a un sens. Elle ne vous conduit pas à une impasse. Tout a un sens.
Agissez.
Faites quelque chose, de minuscule peut-être, mais bon sang, faites quelque chose de votre vie avant de mourir. Vous n'êtes pas né pour rien. Découvrez ce pour quoi vous êtes né. Quelle est votre infime mission?
Vous n'êtes pas né par hasard.

# Posté le vendredi 20 janvier 2006 12:01

Modifié le dimanche 05 février 2006 15:52

LES CHEMINS DE KATMANDOU - Barjavel

LES CHEMINS DE KATMANDOU - Barjavel
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(...) A leur naissance, le bandeau de la raison s'était posé sur leurs yeux avant même qu'ils fussent ouverts. Ils ne savaient plus voir ce qui était visible, ils ne savaient plus lire le nuage, plus entendre l'arbre et ne parlaient que le langage raide des hommes enfermés entre eux dans les murs de l'explication et de la preuve. Ils n'avaient plus le choix qu'entre la négation de ce qui ne peut se prouver ou une foi absurde et aveugle dans des fables improbables (...)
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Les animaux ne disent pas, ils font...
Nous, humains, on dit, mais est-ce pour autant qu'on le fait?...

2006
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# Posté le samedi 21 janvier 2006 08:14

Modifié le samedi 07 juillet 2007 06:31